Base44 lance Base1, son propre modèle IA : le vibe-coding veut s'affranchir des grands labos

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Base44 lance Base1, son propre modèle IA : le vibe-coding veut s'affranchir des grands labos

De 3 à 150 millions de dollars de revenus annuels en moins d'un an, et maintenant son propre modèle IA. Base44, racheté par Wix pour 80 millions de dollars en juin 2025, vient de dévoiler Base1, un LLM entraîné pour créer des applications à partir de simples descriptions textuelles.

Base1 : un modèle taillé pour le vibe-coding

La plateforme fondée par Maor Shlomo ne part pas de zéro. Base1 est un modèle open source affiné par apprentissage par renforcement, nourri de dizaines de millions d'interactions réelles sur la plateforme. L'objectif : surpasser les modèles généralistes comme Claude Opus ou GPT sur les tâches de création d'applications.

Jusqu'ici, Base44 s'appuyait sur les modèles d'OpenAI et d'Anthropic via AWS. Posséder son propre modèle lui donne un contrôle direct sur la latence, les coûts d'inférence et la qualité des résultats. Pour une entreprise dont le principal poste de dépense est le compute, la question n'était pas "si" mais "quand".

Pourquoi ce modèle IA change la donne pour Wix

La trajectoire de Base44 sous Wix est spectaculaire. Le rachat à 80 millions de dollars d'une startup de huit employés ressemblait à un pari. Avec 150 millions de dollars d'ARR atteints en un an, ce pari semble largement gagné.

Wix gère désormais trois produits IA distincts : Harmony pour les sites web classiques, Vibe pour le développement headless, et Base44 pour la création d'applications. L'équipe data science de Wix, déjà rodée sur Harmony, a collaboré directement au développement de Base1.

Le vibe-coding face à une concurrence féroce

Le marché est dense. Lovable, le suédois valorisé 6,6 milliards de dollars, affiche désormais 400 millions de dollars d'ARR. Cursor pèse 29,3 milliards de valorisation. Pendant ce temps, Claude Code d'Anthropic s'invite sur le terrain du vibe-coding, tout comme Codex d'OpenAI.

La vraie menace pour Base44 vient peut-être moins de Lovable que des labos IA eux-mêmes, qui accumulent les données développeurs à grande échelle. Shlomo parie sur la spécialisation : un modèle affiné pour un seul usage peut battre un géant généraliste sur la vitesse et le coût. L'exemple de Harvey, startup legal-tech qui a abandonné l'idée d'entraîner son propre modèle, montre que ce pari n'est pas gagné d'avance.

Un signal pour toute l'industrie

Base44 pose la question que chaque startup IA bâtie sur des modèles tiers devra affronter : à quel moment faut-il posséder sa propre intelligence ? La réponse, si l'on en croit Base1, c'est "dès que vous avez assez de données pour justifier l'investissement." Les prochains mois diront si la spécialisation l'emporte sur la puissance brute.

MD
Marc Delaunay Marc Delaunay explore les outils d'IA créative, la génération d'images et de vidéos, et leur influence sur la création numérique pour AIxploria.